Haiti Insécurité: Port-au-Prince sous l’Emprise et la Terreur des Gangs Malgré les Efforts Conjugués de la Police Nationale et les Forces Internationales
Global Media 28 – 2-30-25
Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, continue d’être en proie à une crise dévastatrice alors que des gangs puissants maintiennent leur contrôle sur de vastes zones de la ville, laissant le gouvernement de transition “multicéphale” en difficulté pour affirmer son autorité. Malgré la présence de la Mission d’appui à la Sécurité y compris l’arrivée récente de forces de police kényanes supplémentaires, la situation reste désastreuse, avec plus d’un million d’Haïtiens déplacés et une violence qui atteint des niveaux sans précédent. Les gangs contrôlent désormais environ 85% de la capitale haïtienne utilisant des tactiques brutales comme les enlèvements, les violences sexuelles et les meurtres de masse. En janvier 2025, les affrontements se sont étendus à la commune de Kenscoff, où les forces de police ont repoussé une attaque de gangs venant de Carrefour, faisant plusieurs morts parmi les assaillants. La situation sécuritaire continue de se détériorer, avec plus de 5 600 personnes tuées par la violence des gangs en 2024, soit une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente selon un récent rapport de l’ONU.

La capitale a été témoin de massacres horribles, avec un incident dans une banlieue de Port-au-Prince qui a fait au moins 180 morts en seulement quelques jours en décembre. Face à cette escalade de violence, les forces de l’ordre tentent désespérément de reprendre le contrôle.La police haïtienne, travaillant aux côtés des forces kényanes, mène des opérations conjointes pour démanteler les barrages routiers des gangs et reprendre le contrôle des infrastructures critiques. Ces efforts conjoints sont particulièrement visibles dans les quartiers difficiles comme Kenscoff, où les forces de sécurité haïtiennes et kényanes collaborent étroitement pour déloger les gangs criminels. Malgré leur détermination, ces forces font face à des défis considérables, notamment le manque d’équipement et de soutien logistique. Cette situation précaire souligne l’urgence d’une réponse internationale plus robuste.
La Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) dirigée par le Kenya et soutenue par l’ONU a du mal à faire des progrès significatifs contre les réseaux de gangs bien établis1. Malgré l’arrivée récente de policiers kényans supplémentaires, la mission reste gravement en sous-effectif. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a averti que sans un renforcement immédiat, les gangs pourraient complètement envahir la capitale, entraînant un effondrement total de l’autorité gouvernementale. Cette menace imminente exacerbe une crise humanitaire déjà catastrophique.
La violence a déclenché une crise de déplacement massive, l’ONU rapportant que plus d’un million d’Haïtiens ont été contraints de fuir leurs foyers – le triple du nombre d’il y a seulement un an. Les enfants représentent plus de la moitié de la population déplacée, confrontée à des conditions désastreuses dans des abris de fortune. Alors que Port-au-Prince est au bord d’une prise de contrôle complète par les gangs, la communauté internationale fait face à une pression croissante pour agir de manière décisive.
Le récent déploiement de forces kényanes et l’implication potentielle d’autres nations offrent une lueur d’espoir, mais le temps presse pour la capitale assiégée d’Haïti et sa population souffrante. Sans une action internationale coordonnée et immédiate, la situation risque de dégénérer davantage, menaçant non seulement la stabilité d’Haïti, mais aussi celle de toute la région.