Haiti Education: La Violence des Gangs Bloque l’Accès à plus d’un demi-million d’enfants à Port-au-Prince
En 2023, La violence des gangs en Haiti aura bloqué l’accès a plus d’un demi-millions d’enfants à un moment où le kidnapping systématique et la peur continuent de provoquer le déplacement des familles. L’UNICEF dans son rapport en date de mai 2022, a fait état de 500 000 enfants privés d’éducation et de plus de 1,7009 écoles fermées en raison de la violence liée aux gangs. L’affrontement des gang rivaux continue de faire des victimes au quotidien en Haiti. Il ne fait pas sans dire que l’avenir des enfants est menacé par les gangs. L’insécurité prive des milliers d’enfants de leur éducation. De nombreuses écoles de la capitale restent vides en raison de la violence des gangs – fermées ou inaccessibles. « Les familles, les femmes et les enfants ont peur de sortir de chez eux, les enfants ont peur d’aller à l’école. Aucun enfant ne peut aller à l’école alors que des balles volent en l’air, c’est dangereux et cela ne doit pas l’être », a dit Bruno Maes, Représentant de l’UNICEF en Haïti.
Les chiffres avancés par le Ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle (MENFP) en 2022 faisant état de772 écoles fermées à Croix-des-Bouquets, 446 écoles à Tabarre 274 à Cité Soleil, et 200 autres à Martissant, Fontamara, Centre-Ville et Bas-Delmas, sont aujourd’hui nettement dépassés. Les gangs ont gardé la main mise sur les écoles, où les directeurs ont dû payer les chefs de gang pour assurer la sécurité de l’école. Les directeurs n’ayant pas les moyens de continuer à payer, ils ont été obligés de fermer les portes des écoles. En outre, de nombreuses écoles sont également occupées par des familles déplacées.
L’UNICEF a reçu des informations crédibles selon lesquelles des enfants qui risquent d’abandonner l’école, seraient recrutés par des gangs et payés à la semaine.« Donner aux enfants des armes pour combattre et les utiliser comme soldats ou espions est une violation des droits de l’enfant est condamnée par les lois nationales et internationales ainsi que cette agence des Nations Unies. Outre les conséquences sur l’éducation, des enfants sont également déplacés, blessés et tués en raison de la propagation de la violence des gangs à Port-au-Prince. Selon le rapporté daté de mai 2022, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 9 000 personnes ont été déplacées de Croix-des-Bouquets, Tabarre et Cité Soleil en raison de l’insécurité. 752 personnes dont au moins 124 femmes et 200 enfants ont trouvé refuge sur neuf sites autour de Clercine à Tabarre. Ces gens continuent de vivent dans des conditions précaires sans hygiène et assainissement adéquats, sans accès aux services de base, sans eau potable et sans intimité pour les femmes et les enfants avec un risque accru de violences basées sur le genre. Ils souffrent d’enlèvements, de maisons incendiées, de meurtres et de déplacements, car leur vie est constamment mise en danger par la violence persistante des gangs urbains.
La violence des gangs continue de provoquer le déplacement des familles et d’entraver le transport de fournitures et de personnes vers le sud-ouest d’Haïti, la «crise» actuelle des gangs affecte déjà les routes vers le nord, allongeant le délai de livraison aux personnes dans le besoin et augmentant considérablement les coûts des opérations humanitaires pour répondre à ceux dans le besoin.L’UNICEF continue d’appeler les parties prenantes à prendre des mesures de restauration d’un environnement pacifique afin de protéger les enfants haïtiens de la violence.